Communique de Presse

Le 24 mai 2002                                                                                                                            Diffusion immédiate

LE DÉPUTÉ BREITKREUZ EXPOSE L’INCOHÉRENCE MORALE DU GOUVERNEMENT

Conjuration libérale, NPD et bloquiste contre la motion de M. Breitkreuz sur la protection de l’enfant à naître

 

Ottawa – Garry Breitkreuz, député de Yorkton–Melville, se désole du rejet de sa récente motion réclamant que le Comité permanent de la justice et des droits de la personne étudie la pertinence de la protection juridique des enfants à naître.  « J’ai le cœur lourd ce matin, a dit le député saskatchewannais M. Breitkreuz.  Quel coup pour la démocratie que les vœux de mes électeurs aient été piétinés sur le parquet de la Chambre des communes, mais j’ai surtout de la peine pour les quelque 100 000 bébés qui mourront cette année sans que le gouvernement libéral ne s’en préoccupe le moins du monde.  Quelle tristesse quand le gouvernement a peur de la vérité à tel point qu’il est prêt à interdire un débat ouvert sur la question dans le but de cacher son total mépris pour la vie humaine.  Eh bien, je ne le laisserai pas s’en tirer ainsi! »

 

« Selon un sondage indépendant réalisé l’été dernier, a expliqué M. Breitkreuz, 75 % de mes électeurs étaient d’avis qu’on devait modifier la loi de façon que la définition d’un être humain comprenne l’enfant à naître.  J’ai présenté la motion M‑392 en réponse à ce message sans équivoque.  Depuis que ma motion a été choisie à la loterie des affaires émanant des députés il y a un mois seulement, j’ai reçu des milliers de lettres, de courriels et de fax de citoyens qui me parlent de son contenu.  Les réponses arrivent par centaines chaque jour.  Jusqu’ici, nous n’avons réussi qu’à colliger les résultats de 3 511 réponses, mais 3 450 des répondants ou 98 % se disent insatisfaits de l’actuelle définition d’un être humain paraissant dans le Code criminel », a déclaré M. Breitkreuz à la Chambre.  Voici ce qu’a répondu Paul Macklin, au nom du gouvernement libéral : « L'équilibre instauré au Canada est délicat.  La majorité des Canadiens sont satisfaits. »  Et M. Breitkreuz de commenter : « Le gouvernement affirme que la majorité des Canadiens veulent une loi qui protège des embryons de deux semaines mais non pas une loi qui protège un bébé en santé vivant depuis huit mois dans le sein de sa mère. Je me demande s’il peut produire les sondages sur lesquels il s’appuie. »

 

M. Breitkreuz a utilisé les 20 minutes allouées pour donner des exemples de la totale incohérence morale du gouvernement lorsqu’il s’agit de défendre le droit des enfants à naître, la plus frappante venant de la ministre de la Santé, Anne McLellan.  Voici un extrait du discours du député : 

 

Le 10 mai, le National Post rapportait les propos de la ministre de la Justice sur le sort réservé aux embryons excédentaires créés par les cliniques canadiennes de fertilité : « Savez-vous ce qu'ils en font?, a‑t‑elle demandé aux journalistes. Ils les jettent à la poubelle. Alors, le donneur peut choisir de les jeter à la poubelle, ce qui est son droit le plus strict, ou autoriser leur utilisation aux fins de la recherche médicale. » Quelle pente glissante! Plus de 100 000 fœtus sont avortés chaque année. Que leur arrive‑t‑il? Oui, madame la ministre, ils sont jetés à la poubelle. Les Canadiens croient pour la plupart qu'il est temps de mettre fin à cette incohérence morale. En fait, on aurait dû y mettre fin il y a 14 ans déjà. Il est temps qu'un comité de la Chambre examine l'actuelle définition d'être humain. C'est tout ce que demande la motion.

 

Malgré les preuves présentées durant une heure et l’appui de trois députés – Larry Spencer, Jason Kenney et Paul Szabo –, la motion de M. Breitkreuz s’est vu refuser le consentement unanime nécessaire à une prolongation du débat par une clique de libéraux, néo-démocrates et bloquistes railleurs.  Les conservateurs, eux, ne se sont même pas présentés.  « Le débat n’est pas terminé, comme le prétend le gouvernement, parce que le statu quo est inacceptable.  Je trouverai d’autres moyens de ramener la question à la Chambre ».

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