
COMMUNIQUÉ
le 18 mai 2000
Pour publication immédiate
LES LIBÉRAUX FONT PASSER LA CRUAUTÉ ENVERS LES ANIMAUX AVANT LA CRUAUTÉ ENVERS LES BÉBÉS
« Le projet de loi assure plus de protection aux animaux qu’aux enfants à naître. »
Ottawa –
Garry Breitkreuz, député de Yorkton-Melville, a fait ressortir aujourd’hui une autre absurdité du programme politique libéral. Les dispositions du projet de loi C-17 en matière de cruauté envers les animaux assure aux animaux plus de droits et de protection que n’en ont les enfants à naître à n’importe quel moment de la grossesse jusqu’à ce qu’ils sortent complètement du sein de leur mère. « Le C-17 prévoit que "quiconque cause à un animal une douleur, souffrance ou blessure, sans nécessité, tue brutalement ou cruellement un animal, que la mort soit immédiate ou non, ou permet qu'il soit ainsi tué" commet une infraction criminelle », observe Breitkreuz. « La triste vérité, c’est que les enfants à naître ne bénéficient pas d’une telle protection aux termes du Code criminel. En 1997, il y a eu 114 848 avortements. À combien de ces enfants à naître a-t-on causé une "douleur sans nécessité"? Combien d’entre eux ne sont pas morts d’une "mort immédiate"? »« Aux termes du projet C-17 le terme "animal" "s'entend de tout vertébré - à l'exception de l'être humain - et de tout autre animal pouvant ressentir la douleur." Autrement dit, pour les libéraux, il est mal de faire souffrir les animaux, mais pas les enfants à naître et ceux qui font souffrir ou même tuent les enfants à naître n’ont absolument rien à craindre de la justice! » Selon Breitkreuz, si les enfants à naître ne sont pas protégés en vertu du droit canadien, c’est à cause de la façon dont le Code criminel du Canada définit un "être humain". Le paragraphe 223(1) se lit comme suit : « Un enfant devient un être humain au sens de la présente loi lorsqu'il est complètement sorti, vivant, du sein de sa mère a) qu'il ait respiré ou non; b) qu'il ait ou non une circulation indépendante; c) que le cordon ombilical soit coupé ou non. »
« Quiconque aux termes du C-17 cause "une douleur sans nécessité" à un animal "est coupable d'un acte criminel passible d'un emprisonnement maximal de cinq ans". Mais quiconque fait souffrir ou même tue un enfant à naître, même au neuvième mois de la grossesse, n’est passible d’absolument aucune peine », s’exclame Breitkreuz. « De toute évidence, les priorités de la ministre de la Justice Anne McLellan sont complètement de travers. »
« Nous devrions débattre au Parlement de la définition non pas d’un animal, mais d’un être humain », lance Breitkreuz. Il a lui-même déposé une motion d’amendement du projet de loi C-17 (M-360) dont voici le libellé : « Que, de l'avis de la Chambre, le gouvernement devrait introduire un projet de loi pour définir un « être humain » comme étant un fœtus ou un embryon humain dès le moment où il est conçu, naturellement ou autrement, dans l'utérus de la mère ou ailleurs, et apporter toutes les modifications nécessaires en conséquence. »
« Le projet de loi C-17 aura d’énormes répercussions négatives sur les pratiques acceptables des agriculteurs, des éleveurs, des chasseurs et des pêcheurs, mais n’en aura aucune sur les pratiques cruelles de l’industrie de l’avortement. Seul le cabinet fédéral ferait passer la cruauté envers les animaux avant la cruauté envers les bébés à naître. Les Canadiens des deux côtés du débat sur l’avortement voient bien l’absurdité de ce projet de loi libéral », conclut Breitkreuz. « Et le pire, c’est que nous soyons obligés de payer pour toute cette douleur et toute cette souffrance en subventionnant les cliniques d’avortement privées à même notre maigre budget de la santé. C’est une tragédie nationale qui appelle une solution de bon sens. »
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Site Web de Garry Breitkreuz :
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