Le 27 avril 1999 Diffusion immédiate
LA GRC ADMET MAINTENANT AVOIR DÉPLOYÉ QUATRE TIREURS DÉLITE SUR LA COLLINE PENDANT LA MANIFESTATION CONTRE LA LOI SUR LES ARMES À FEU
Ottawa Gary Breitkreuz, député de Yorkton-Melville, a rendu public aujourdhui des documents de la GRC énumérant les armes à feu qui ont été autorisées le jour de la manifestation sur la Colline parlementaire, le 22 septembre dernier. Les documents confirment que des agents de la GRC ont porté les armes à feu suivantes pour assurer la sécurité sur la Colline parlementaire ce jour-là : quatre (4) carabines .308 et dix-sept (17) mitraillettes MP5 H&K. En plus de ces armes, dix (10) membres du Groupe dintervention tactique (GIT) portaient leur arme de point spéciale, un SIG 9 mm, et tous les agents de la force régulière de la GRC portaient leur arme courte courante.
« Pendant la manifestation, tout le monde parlait des tireurs délite sur les toits des édifices du Parlement. Même si bien des gens ont été un peu étonnés de ce déploiement darmes à feu lors dune démonstration pacifique, jai pensé que cétait probablement normal lorsquil sagit dune manifestation dune telle amplitude », de dire Breitkreuz.
« Puis jai lu le lendemain dans le journal que linspecteur Al Nause de la GRC avait démenti quil y avait des tireurs délite sur les toits. Selon The Ottawa Citizen, linspecteur Nause était en charge de la sécurité lors de la manifestation contre le projet de loi C-68 (Loi sur les armes à feu) et quil aurait déclaré : « Lorsque quelquun transporte des jumelles, il ne sagit normalement pas dun tireur délite. Il sagit dobservateurs. » (The Ottawa Citizen), « Shooting down the conspiracy myth » par Ron Corbett, page A3, 3 septembre 1998). « Oui, les documents de la GRC révèlent que les membres du GIT transportaient, en plus de carabines .308, des jumelles ce jour-là », de préciser Breitkreuz.
« Après la publication de cet article, de nombreux experts en armes à feu se sont dits prêts à témoigner de ce quils ont vu, devant les tribunaux. Jai même reçu la photographie dun agent de police transportant un étui à carabine en sortant des édifices de la Colline parlementaire. Cette preuve en main, jai déposé une demande daccès à linformation auprès de la GRC pour obtenir des copies de tous les documents sur le nombre et les types darmes à feu remis aux agents de police chargés de la sécurité sur la Colline parlementaire le jour de la manifestation », dexpliquer Breitkreuz.
Breitkreuz a informé The Ottawa Citizen de lerreur du 21 avril et a fait livrer les documents en main propre au rédacteur en chef le vendredi 23 avril. « Maintenant que nous avons en main la preuve documentée, il nous reste à obtenir les réponses à quatre questions restées en suspens : (1) Pourquoi linspecteur Nause de la GRC a-t-il fait à un journaliste les déclarations quon connaît lorsque le Plan opérationnel quil a autorisé contenait des détails sur les dix membres du Groupe dintervention tactique? (2) Pourquoi le journaliste du Ottawa Citizen a-t-il cru davantage en la parole dun inspecteur de la GRC quen celle des nombreuses personnes honnêtes et pacifiques qui ont participé à la manifestation? (3) Pourquoi la GRC na-t-elle pas corrigé les faits dès quils ont été publiés dans The Ottawa Citizen? Et enfin, (4) Est-ce normal que la GRC poste des tireurs délite munis de mitrailleuses lors des manifestations sur la Colline parlementaire ou ce genre daccueil est-il réservé uniquement aux propriétaires darmes à feu responsables et respectueux de la loi? », de demander Breitkreuz. « Le temps est venu pour la GRC et The Ottawa Citizen de dire la vérité aux Canadiens ».
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Pour plus dinformation, sadresser à :
Bureau de Yorkton : (306) 782-3309
Bureau dOttawa : (613) 992-4394
Courriel : breitg0@parl.gc.ca
DOCUMENTATION DAPPUI
par Garry Breitkreuz, député, le 26 avril 1999
ARTICLE DU OTTAWA CITIZEN
The Ottawa Citizen, « Shooting down the conspiracy myth », par Ron Corbett, page A3, 23 septembre 1998. Voici les principaux extraits de larticle : « Jai suivi linspecteur Al Nause de la GRC, responsable de la sécurité sur la Colline lors de la manifestation dhier et lui ai posé les questions suivantes. Avez-vous posté des tireurs délite sur le toit de lédifice de lEst et sur les toits des immeubles de la rue Wellington? « Non, Ce nest pas le cas », daffirmer linspecteur Nause. « Quand quelquun transporte des jumelles, il ne sagit normalement pas dun tireur délite. Il sagit dobservateurs. Qui vous a dit quil sagissait dun tireur délite? » a demandé linspecteur Nause. « À peu près tout le monde ». Linspecteur a éclaté de rire. Il ma proposé de mamener sur le toit pour constater moi-même. Jaurais peut-être dû accepter son offre, ne serait-ce que pour confirmer tous les faits, même si jai pris sa parole. Couardise de journaliste sans doute. »
PRINCIPAUX RÉSULTATS DE LA DEMANDE DACCÈS À LINFORMATION AUPRÈS DE LA GRC
Voici les principaux résultats dune demande daccès à linformation déposée auprès de la GRC concernant des documents datés du 16 avril 1999. Les documents confirment que les agents de la GRC portaient les armes à feu suivantes pour assurer la sécurité sur la Colline parlementaire ce jour-là : quatre (4) carabines .308 remises aux membres du Groupe dintervention tactique de la GRC et dix-sept (17) mitraillettes MP5 H&K remises à 10 membres de la Section de la protection des ambassades et des diplomates, à quatre membres du Détachement de la Colline parlementaire et à trois membres du Groupe dintervention tactique.
AUTRES PREUVES À LAPPUI
DESCRIPTION DES ARMES À FEU FOURNIES PAR LA GRC
Le pistolet semi-automatique Smith & Wesson, modèle 5946, est une arme de 9 mm de calibre 19 à double action seulement, munie dun cran de sûreté et de trois (3) magasins de 15 cartouches. Fonctionnement par recul avec verrouillage de la culasse et retardement du mouvement de recul. Longueur du canon 101 mm. Longueur hors tout 197 mm. Mires : viseur de nuit au tritium, en lumière verte, noir mât, de type Novak