communiqué

 

le 15 avril 1999 Pour publication immédiate

 

Breitkreuz met au jour huit autres « cas isolés » d’enregistrement fautif d’armes à feu
« Nombre de propriétaires d’arme à feu vont s’apercevoir qu’il y a un problème seulement quand ils vont être arrêtés pour permis invalide »

Ottawa – Hier soir à la Chambre des communes, Garry Breitkreuz, député de Yorkton-Melville, a fait trébucher le secrétaire parlementaire au début de la lecture de son texte. « Le 17 mars, j’ai demandé à la ministre de la Justice si cela lui plairait de voir la photo de quelqu’un d’autre sur son permis d’arme à feu », a expliqué Breitkreuz. « Mais lorsque j’ai soulevé la question à nouveau hier soir pendant le débat sur la motion d’ajournement, j’ai dévoilé deux énormes bévues du Centre canadien des armes à feu.  Comme le secrétaire parlementaire avait soutenu comme le prétend le ministère de la Justice qu’il s’agissait d’un "cas isolé", il avait l’air piteux en apprenant qu’il y avait les deux autres cas que je venais de dévoiler à la Chambre.»

« En fait, il y a plusieurs cas », déclare Breitkreuz. « Il y a M. Soltis et M. Moss, mais il y a deux autres victimes de l’erreur d’enregistrement : le type dont le permis porte la photo de M. Soltis et le M. Moss qui n’a pas reçu le permis qu’il a demandé. Lorsque M. Moss a retourné le permis de son homonyme à la Police provinciale de l’Ontario, il s’est fait dire qu’il y avait cinq autres cas semblables. Ce matin même, M. Soltis m’a informé que celui qui avait reçu le permis portant la photo de M. Soltis l’avait renvoyé à la police d’Abbotsford.» Et Breitkreuz d’additionner : « Cela fait donc un total de neuf "cas isolés" .»

Breitkreuz explique que ces plaines n’ont rien de frivole. « Un permis d’arme à feu est une pièce d’identité importante. Avez-vous déjà entendu parler d’un passeport, d’une carte d’assurance sociale, d’une carte d’assurance-maladie ou d’un permis de conduire qui porte la photo de quelqu’un d’autre que le titulaire ou qui est envoyé à la mauvaise adresse? Songez aux abus qui pourraient en découler. Et pourtant, la ministre semble insouciante ou inconsciente des conséquences que pourraient avoir ces erreurs colossales que commet son ministère. »

« Ceux qui reçoivent un permis fautif vont être arrêtés par la police. S’ils sont en possession d’une arme à feu, seule l’exactitude du permis qui leur est délivré par le gouvernement peut leur éviter la prison. Si un seul honnête propriétaire d’arme à feu devait être harcelé par la police à cause de l’ineptie bureaucratique, ce serait inexcusable. Combien d’autres erreurs de ce genre le ministère de la Justice a-t-il commises? Faudra-t-il attendre que chaque titulaire d’un permis fautif se plaigne d’atteinte à la vie privée?» demande Breitkreuz.

Il ajoute : « Nombre de propriétaires d’arme à feu vont s’apercevoir qu’il y a un problème seulement quand ils vont être arrêtés pour permis invalide . Ils vont probablement être détenus jusqu’à ce que la police se soit assurée qu’ils sont bel et bien autorisés à posséder l’arme à feu en question. Comment la ministre propose-t-elle de repérer toutes les erreurs que son ministère commet? Va-t-elle demander qu’on cesse de délivrer des permis jusqu’à ce que son ministère se soit ressaisi?» Breitkreuz conclut : « Alors que la police gaspille de précieuses ressources humaines et financières à corriger ces bévues bureaucratiques, les criminels ont tout le loisir de préparer leur prochain coup. »

 

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