communiqué
le 31 mars 1999 Pour publication immédiate
les libéraux cachent des millions de dollars de dépenses
au titre du registre des armes à feu
« La Partie III du Budget des dépenses est censéeêtre "complète et exacte", mais c’est de la blague .»
Yorkton – « La transparence gouvernementale sera le mot d’ordre du programme libéral », pouvait-on lire dans le Livre rouge libéral de 1993 (page 92). « Six ans après, nous attendons toujours », déclare Garry Breitkreuz, député de Yorkton-Melville. Ce qui dérange Breitkreuz cette fois, c’est le manque effarant de détails dans la Partie III du Budget des dépenses du ministère de la Justice pour l’année financière 1999-2000. « C’est tous les ans la même chose. Le gouvernement dépose les prévisions budgétaires à la Chambre des communes, mais il fournit si peu de détails qu’il est impossible de dire à quoi il dépense l’argent des contribuables », déplore Breitkreuz. « L’an dernier, nous avons dû attendre qu’un fonctionnaire du ministère de la Justice nous apprenne dans les médias que les Libéraux avaient dépensé 133,9 millions de dollars à la mise en œuvre du nouveau registre des armes à feu. Même alors, il était impossible de savoir où et comment ces millions étaient dépensés sans présenter une Formule de demande d’accès à l’information. Si la ministre est si fière de son nouveau registre, pourquoi nous cache-t-elle la vérité au sujet de ce qu’il nous coûte? »
Le gouvernement appelle la Partie III du Budget des dépenses un Rapport sur les plans et les priorités. « S’il ne fournit pas suffisamment de renseignements budgétaires, comment les Canadiens peuvent-ils savoir que les programmes sont "rentables" comme affirme la ministre à la page 1?», demande Breitkreuz. « À la page 2, le sous-ministre de la Justice ajoute que le rapport est "complet et exact". Cependant, les renseignements sur les coûts dont le public, les médias et les partis d’opposition ont absolument besoin pour déterminer si c’est vrai leur sont cachés, ce qui fait du rapport une farce. »
« Dans le rapport, la ministre répète fièrement la propagande du gouvernement : "Réduction de l’incidence des crimes de violence par l’application des mesures de contrôle des armes à feu." Déclaration intéressante compte tenu que la GRC a récemment admis qu’elle ne tient pas de statistiques sur la question de savoir si les armes à feu utilisées pour commettre ces crimes sont enregistrées ou non. La ministre néglige également de dire au public combien ces "mesures de contrôle des armes à feu" vont coûter », révèle Breitkreuz. « L’été dernier, un fonctionnaire du ministère de la Justice a déclaré aux médias que le nouveau registre des armes à feu allait coûter de 50 à 60 millions de dollars par an. Les prévisions budgétaires détaillées de cette année font état d’une dépense d’un peu plus de 10 millions de dollars seulement. Où sont les 40 à 50 autres millions? Le public a le droit de savoir! »
Dans une Formule de demande d’accès à l’information, Breitkreuz a demandé à la GRC combien il lui coûtait pour mettre en application la Loi sur les armes à feu. La GRC lui a répondu que le ministère de la Justice « payait toutes les dépenses, y compris celles de la GRC, et qu’elles étaient toutes pour le moment des dépenses de projet ». La GRC a révélé un important élément d’information. Le nombre moyen d’agents de la GRC affectés au Registre canadien des armes à feu est passé de 40 en 1995-1996 à 190 en 1998-1999. Et ce chiffre ne comprend pas les agents de la GRC qui travaillent dans les provinces qui ne participent pas à l’administration de la Loi sur les armes à feu. « C’est beaucoup d’agents de la GRC qui poussent du papier au lieu de patrouiller nos rues et nos routes », conclut Breitkreuz. « Et dire que l’ancien ministre de la Justice Allan Rock a promis qu’on ne retirerait aucun policier de la rue pour mettre en œuvre le registre des armes à feu!»
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