communiqué
le 17 décembre 1998
Pour publication immédiate
Le cafouillage du ministère de la justice est en train de ruiner 7 000 armuriers titulaires dun permis fédéral
«La Loi portant cessation deffet de la Loi sur les armes à feu donnerait la priorité à la sécurité publique et ruinerait les mesures législatives inefficaces plutôt que les entreprises.»
Ottawa La semaine dernière, Garry Breitkreuz, député de Yorkton-Melville, a gagné à la loterie des mesures dinitiative parlementaire et avec lui, dans un sens, tous les propriétaires darmes à feu responsables. Son projet de loi C-278, Loi portant cessation de la Loi sur les armes à feu, ayant été tiré au sort, il fera lobjet dun débat à la Chambre des communes le 9 mars 1999. «Ma loi portant cessation deffet abrogerait automatiquement toute mesure législative sur le contrôle des armes à feu cinq ans après son entrée en vigueur sauf sil est prouvé quelle a de façon rentable amélioré la sécurité publique, réduit la criminalité violente et sauvé des vies», déclare Breitkreuz. «Le gouvernement a battu un record en prouvant que son nouveau registre des armes à feu était inefficace après seulement cinq jours!»
«Depuis lentrée en vigueur du projet de loi C-68 le 1er décembre, mon bureau est inondé de communications darmuriers qui se plaignent du cafouillage bureaucratique au Centre canadien des armes à feu du ministère de la Justice», rapporte Breitkreuz. «La ministre a promis quil suffirait de 10 à 15 minutes pour enregistrer les ventes darmes à feu, mais les armuriers me disent que cela prend des jours. Les clients sortent exaspérés des magasins. Les préposés aux lignes 800 narrivent pas à répondre aux questions les plus simples à propos de la loi. Les superviseurs ne retournent pas les appels, les systèmes informatiques se plantent et les bureaucrates mal formés ne savent pas comment faire fonctionner les programmes dordinateur. Entre-temps, 7 000 armuriers titulaires dun permis fédéral ne sont pas en mesure de vendre des armes à feu à des clients qui ont été autorisés après enquête par le gouvernement fédéral à se procurer des armes à feu», explique Breitkreuz. «Le chaos règne au ministère de la Justice et des entreprises légitimes et leurs familles en pâtissent. Quel cadeau de Noël! Je savais que ça irait mal, mais pas à ce point-là.»
«Les lois portant cessation deffet constituent le seul moyen de garantir quune loi sera réexaminée par la Chambre des communes,» déclare Breitkreuz. «Si elle fonctionne bien, quon la reconduise. Si elle fonctionne mal, quon la modifie. Si elle ne fonctionne pas du tout, quon labroge.» «Le gouvernement na jamais parlé de la possibilité quune seule entreprise fasse faillite dans les Résumés de létude dimpact de la réglementation quil a publiés dans la Gazette du Canada en même temps que ses règlements sur les armes à feu. Il est maintenant clair que des centaines dentreprises vont faire faillite à cause de lincompétence du gouvernement. Toute une analyse coûts-avantages! Si les Canadiens avaient su quil y avait des moyens plus efficaces et plus rentables de combattre la criminalité, continueraient-ils de se déclarer en faveur de lenregistrement du moindre fusil de chasse au canard? Non!» sexclame Breitkreuz.
«Le gouvernement a toujours dit que lobjectif de ses lois sur le contrôle des armes à feu était de sauver des vies, daméliorer la sécurité publique et de réduire la criminalité violente. Il est temps quil cesse de se payer de mots. Quil demande au vérificateur général de vérifier si ses lois sur le contrôle des armes à feu parviennent à améliorer la sécurité publique. Si oui, elles sont maintenues. Sinon, elles sont automatiquement abrogées. Selon ses propres estimations, dans cinq ans, le gouvernement aura englouti près dun demi-milliard de dollars dans son système denregistrement des armes à feu. Il ne devrait pas falloir plus de temps au vérificateur général pour montrer quel colossal gaspillage aura été ce système denregistrement. Ne serait-ce pas une bonne chose si toutes les lois devaient faire la preuve quelles sont à la fois efficaces et rentables?» demande Breitkreuz.
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Pour obtenir une copie du projet de loi C-278 :
Yorkton : (306) 782-3309
Ottawa : (613) 992-4394
Courrier : breitg0@parl.gc.ca